Les parlements français et italien passent au libre.
Par Greg le lundi, juillet 16 2007, 15:23 - Lien permanent
Depuis la rentrée parlementaire, chaque député de l'Assemblée nationale française dispose d'un poste de travail libre. Ce projet, à l'étude depuis 2006, est motivé par une volonté d'indépendance logicielle (notamment vis-à-vis de Microsoft), de stimulation de l'économie locale et de maîtrise des coûts (les économies réalisées à long et moyen terme devraient être non négligeables).
Les 577 députés disposeront désormais sur leur poste de travail d'un système Ubuntu Linux, ainsi que de certains logiciels libres incontournables tels que Firefox, Thunderbird et OpenOffice.org 2.0.
L'exemple français fait déjà des émules. En effet, après l'Assemblée nationale française, c'est au tour des députés de la chambre italienne de passer aux logiciels libres et à l'environnement Linux. Cette migration est conséquente puisque ce ne sont pas moins de 3500 postes de travail qui sont concernés. La distribution qui sera retenue n'est en revanche pas encore connue (et pour cause, elle ne serait peut-être même pas encore choisie...).
Les migrations des parlements français et italien sont complètes et constituent deux excellentes nouvelles pour le monde du libre. Bien entendu, les députés devront prendre en main leurs nouveaux outils bureautiques. Un temps de formation sera sans doute nécessaire. Toutefois, les avantages d'une migration sont absolument incontestables :
- Sécurité. Les postes de travail utilisant des logiciels libres sont bien moins victimes de tentatives d'espionnage et de consultations illicites de données que ceux fonctionnant avec des logiciels propriétaires.
- Indépendance technologique. Les postes de travail des deux parlements ne seront plus dépendants d'un seul éditeur (Microsoft).
- Economie. Outre le fait de participer au développement de l'économie locale, cette migration devrait permettre au parlement italien d'économiser environ 900 euros par poste de travail, ce qui représente une économie totale de 3 millions d'euros.